À chaud, les ténors des partis réagissent

Au centre

Emmanuel Macron, arrivé en tête de ce premier tour, a promis de « réconcilier notre France, pour gagner dans quinze jours et, demain, pour présider notre pays ». Son but? « Rassembler le plus largement possible autour de [sa] candidature. Ouvrir une autre page de notre vie politique, pour que chacun puisse trouver sa place, en France et en Europe. »

« Je veux rassembler le plus largement possible autour de ma candidature. » (E. Macron)

 

À l’extrême droite

Autour de 21 heures, la finaliste Marine Le Pen s’est exprimée depuis son QG de campagne, à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais). « Il est temps de libérer le peuple français », a-t-elle déclaré, se proclamant « la candidate du peuple ». « J’appelle tous les patriotes sincères, […] d’où il qu’ils viennent,  à me rejoindre ». Elle a enjoint à rejeter les « querelles périmées », car « il y va de l’intérêt supérieur du pays […] C’est l’essentiel qui est en jeu : la survie de la France ». Avant de citer le général de Gaulle : « La grandeur d’un peuple ne procède que de ce peuple ».

Marion Maréchal-Le Pen, à la suite des résultats, a dit espérer « que beaucoup se tourneront vers nous contre le candidat de toutes les gauches, héritier de Hollande ».

« J’appelle tous les patriotes sincères, […] d’où il qu’ils viennent,  à me rejoindre » (M. Le Pen)

Louis Aliot a évoqué « deux choix de société, deux projets différents ». Selon le vice-président du Front national, il s’agit de savoir si l’on veut « continuer comme avant ou changer radicalement», dénonçant ceux qui à gauche et à droite travaillent  « main dans la main pour sauver leur système. »

 

À droite

François Fillon a pris la parole à son QG de campagne : « Cette défaite est la mienne, il me revient de la porter […] En attendant, il nous faut choisir ce qu’il y a de préférable dans notre pays. Je ne le fais pas de gaieté de cœur, mais l’abstention n’est pas dans mes gènes. […] Le Front national mènerait notre pays à la faillite. Je voterai donc pour Emmanuel Macron », a t-il fini par annoncer.

Invité sur France 2, Jean-Pierre Raffarin s’est montré intransigeant : « Il faut empêcher le FN de diriger ce pays », appelant de ses vœux  un « rassemblement républicain. C’est une grande déception pour un grand nombre de Français. La présence de Madame Le Pen au second tour, c’est une très mauvaise nouvelle, c’est pour ça que, sans hésiter,  j’appelle tous ceux qui sont sur la même ligne à se rassembler derrière Emmanuel Macron. »

« Le Front national mènerait notre pays à la faillite. Je voterai donc pour Emmanuel Macron » (F. Fillon)

Nathalie Kosciusko-Morizet s’est aussi rangée derrière l’ancien ministre de l’Économie, tout comme  François Baroin, titulaire du même poste sous l’ère Sarkozy, ainsi que Luc Chatel, ancien ministre de l’Éducation.

Laurent Wauquiez, lui, s’est positionné sur une autre ligne. Il a simplement appelé à ne pas voter Marine Le Pen. Il a expliqué qu’Emmanuel Macron ne partageait pas les mêmes « convictions » et n’apportait pas les mêmes « réponses ».

Alain Juppé, le finaliste malheureux de la primaire de la droite et du centre, s’est aussi exprimé : « Je choisis d’apporter mon soutien ce soir à Emmanuel Macron car l’extrême droite mènerait la France au désastre. » Il appelle le candidat à construire un « large rassemblement ».

 

À gauche

Alors que le Parti socialiste (PS) affronte une défaite historique, Benoît Hamon s’est exprimé tôt dans la soirée : « J’assume cette défaite », a t-il déclaré, évoquant une  “Vème république à bout de souffle. Vous attendez une renaissance. Ce soir, elle est douloureuse. Demain, elle sera féconde. […] J’appelle à battre l’extrême droite et à voter Emmanuel Macron ».

À gauche, c’est le futur ex-Premier ministre Bernard Cazeneuve qui s’est exprimé rapidement. Il a rappelé le devoir de mettre en échec « le projet funeste de régression de la France et des divisions des Français », appelant lui aussi à voter Emmanuel Macron.

« J’appelle à battre l’extrême droite et à voter Emmanuel Macron » (B. Hamon)

Le fidèle « hollandais » Stéphane Le Foll a dit avoir « clairement appelé à voter pour Emmanuel Macron, ça a été la position du PS à plusieurs reprises. »

Sur Twitter, Manuel Valls a fait le même choix : « Comme au premier tour, je voterai Emmanuel Macron le 7 mai. Chacun doit mesurer la gravité du moment et tout faire pour rassembler. Pour la France. »

L’écologiste Yannick Jadot s’est également positionné sur Twitter : « Je voterai sans hésiter pour Emmanuel Macron mais il n’incarne en rien la rupture nécessaire et la transition écologique ».

 

À l’extrême gauche

Jean-Luc Mélenchon, auteur d’une percée qui l’a porté à près de 20 % des voix, n’a exprimé aucune préférence pour le second tour : « Chacun, chacune d’entre vous sait en conscience quel est son devoir. Dès lors, je m’y range. »

« Chacun, chacune d’entre vous sait en conscience quel est son devoir. Dès lors, je m’y range. » (J.-L. Mélenchon)

Le leader des communistes Pierre Laurent a quant à lui appelé à battre Marine Le Pen. Il a pointé la   « percée spectaculaire de Jean-Luc Mélenchon », qu’il considère comme « un fait pour l’avenir, un fait qui va devenir incontournable ». Il a expliqué ne pas se reconnaître dans ce second tour.

Roxane Poulain

 
   

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