Les législatives ou la mort

EN CAMPAGNE. Rebondir après la claque. Pour le Parti socialiste et Les Républicains, il s’agit désormais de dépasser la défaite, pour se concentrer sur les élections législatives.

Les urnes resserviront très vite pour les législatives. Une élection à gros enjeu pour tous les partis.

Au QG du parti Les Républicains, la résistance s’organise. Comité politique lundi matin, bureau politique lundi soir. Les ténors de la droite planifient déjà la bataille des législatives, dans l’espoir de ravir sa majorité à Emmanuel Macron, dans le cas de son élection à la présidence de la République. Rue de Solférino, le bureau national du parti socialiste se tient aussi ce lundi matin. Dévasté par le score de son candidat au premier tour (6,4 %), le parti joue sa survie.

 

L’heure des règlements de compte

 

« Quand on mène une campagne d’extrême gauche, on ne récolte que ce qu’on a semé. » Sans surprise, Manuel Valls ne fait pas de cadeaux à son ancien adversaire à la primaire de la gauche et de ses alliés. Assumant la responsabilité de sa défaite, Benoit Hamon n’a pas manqué de souligner hier soir « les circonstances du quinquennat et les trahisons » qui ont nourri un « désastre annoncé ».

À droite, le candidat défait subit, lui aussi, le tir nourri de ses soutiens d’hier. Pour le député de l’Oise Eric Woerth, « ce n’est pas la droite qui a perdu, c’est Fillon ».

Un constat partagé par plusieurs élus LR, qui se sont exprimés pour fustiger l’obstination du candidat à se présenter.

 

Préserver l’unité

 

François Baroin, pressenti pour prendre la tête du parti et pour qui « une défaite n’est jamais individuelle », se veut plus consensuel. Une posture de nouveau leader de la droite qui pourrait être fragilisée par les ambitions de Laurent Wauquiez. Sur Twitter, Valérie Pécresse appelle son clan à « préserver l’unité de la droite et du centre » et « éviter les divisions en respectant toutes les sensibilités ».

Un défi pour la droite, une gageure pour la gauche.  « Le temps de la clarification » est venu, proclame Manuel Valls. L’ancien premier ministre, qui se dit « prêt à soutenir » Emmanuel Macron pour rassembler une majorité présidentielle, pourrait à cette fin créer sa propre « maison des progressistes ». Ces perspectives vallsistes hérissent des personnalités comme Jean-Christophe Cambadélis, Stéphane Le Foll ou Anne Hidalgo, qui rêvent d’une alliance avec les verts et les communistes.

 

En attendant les législatives…

 

Alors que les premières alliances se tissent, les élus n’oublient pas de donner leurs consignes de vote. Arrivée deuxième au premier tour, Marine Le Pen n’en est pas moins parvenue à passer la barre symbolique des 20%, une première pour le parti frontiste. Des deux côtés de l’échiquier politique, de Christian Estrosi à Bernard Cazeneuve, plusieurs dirigeants ont explicitement appelé à faire barrage au Front National.

 

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D’autres élus se sont montrés moins enclins à donner leurs consignes de vote. Pour le sarkozyste Georges Fenech, il n’est pas question de voter au second tour. « Que chacun fasse ce qu’il veut », soupire le républicain. « Aujourd’hui, il faut parler d’une seule chose : quel programme allons-nous présenter aux législatives ? »

Marième Soumaré

 
   

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