Le vote blanc commence à se démarquer

Dimanche 23 avril, 37 millions d’électeurs se sont déplacés dans les urnes. Mais 945 000 d’entre eux y ont déposé un bulletin vierge. Nouveauté pour cette élection, les votes blancs sont décomptés des votes nuls.

 

C’est une situation constante. À chaque élection démocratique, les petits papiers neutres remplissent les urnes. Pour cette présidentielle 2017, les votes blancs ont pour la première fois été décomptés des bulletins nuls. Ce clivage existe depuis la loi du 21 février 2014, qui permet de compter séparément les votes blancs des votes nuls. Dimanche, le dépouillement a rendu son verdict. À lui seul, le vote blanc dépasse le score de Jean Lassalle. Et les deux votes (blanc et nul) cumulés donnent, 2,55 % des suffrages. Soit plus d’un million de voix ! Pour rappel, à la fin de l’élection présidentielle de 2012, plus de 2 millions de bulletins blancs ont été glissés.

En outre-mer aussi, le poids du vote blanc pèse considérablement. Pour exemple, la Guyane, département récemment en crise, récolte plus de 16% de vote blancs.

 
Un vote qui impacte au-delà de l’Hexagone

Si en France, ce type de vote est sans conséquence sur les résultats de l’élection, dans d’autres pays, il peut être considéré comme un véritable pouvoir d’invalidité. En Europe, plusieurs pays le reconnaissent comme vote à part entière. Prenons l’exemple de la Suède, ou l’esprit démocratique bat son plein. Le vote blanc est comptabilisé lors de référendum, ce qui donne un troisième choix entre le oui et le non. Du côté de la Suisse, les votes blancs sont valides. Petite nuance cependant : ils ne le sont qu’en cas de scrutin majoritaire lors d’élections majeures telles que les élections cantonales. La distinction est tout de même faite avec le vote nul. En Italie, le vote blanc est entériné avec la notion « sans choix » tandis que le vote nul est totalement invalidé.

En Amérique du Sud, les élections présidentielles peuvent être mises à mal par ce choix de vote. Au Pérou, si les votes non validés sont trop nombreux, l’élection peut être annulée par le jury national des élections. Ce dernier contrôle l’ensemble des processus électoraux du pays. Il en va de même pour ses voisins, le Brésil et la Colombie. Dans ce dernier pays, le vote blanc et considéré comme un vote « normal », égal aux listes des candidats qui se présentent. Si les votes blancs obtiennent la majorité absolue dans le cadre d’une élection majoritaire, il faut revoter. Les candidats annoncés précédemment ne peuvent pas se représenter. Ils ne sont qu’une minorité de pays à les reconnaître, mais le vote blanc et le vote nul peuvent aussi faire élever la « voix » du peuple.

 

Pour bien comprendre la distinction entre vote blanc, vote nul et abstention :

 

Maxime Hantsch

 
   

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