L’écologie : pas si durable

EN CAMPAGNE. Maintenant que neuf des onze candidats sont évincés de la course à l’Élysée, c’est à Emmanuel Macron et Marine Le Pen de défendre leurs programmes respectifs jusqu’au 7 mai prochain. Mais lequel des deux a parlé d’écologie ?

 

En décembre 2015, à l’issue de la COP 21, 196 délégations se sont engagées à agir contre le réchauffement climatique. À l’époque, cette lutte apparaissait comme un défi primordial à relever, mais est-ce toujours le cas ? Le moins que l’on puisse dire, c’est que l’écologie est loin d’être le nerf de la guerre dans la campagne présidentielle de 2017. Si les candidats de gauche ont tenté d’en faire un élément phare de leurs programmes, les résultats sont là : cela n’a pas suffi.

La gauche dans les choux

Tout d’abord, aucun candidat écologiste n’a concouru à la présidence de la République. Le vainqueur de la primaire des Verts, Yannick Jadot, a choisi de renoncer à sa candidature au profit de celle du socialiste Benoît Hamon. Dans l’accord conclu entre les deux hommes, on retrouve entre autres la sortie définitive du nucléaire dans les 25 prochaines années, l’arrêt du projet d’enfouissement de déchets nucléaires à Bure, le développement massif d’une agriculture biologique avec l’interdiction des perturbateurs endocriniens, ou encore l’abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes.

Benoît Hamon, sorti victorieux de la primaire de la gauche, avait mis la transition écologique au cœur de son programme, mais n’a finalement remporté que 6,4 % des suffrages exprimés. Idem pour Jean-Luc Mélenchon, dont le projet était centré sur l’écologie, avec notamment la « règle verte », qui consiste à ne pas exploiter plus de ressources que la Terre n’est capable de renouveler, et également un projet de sortie du nucléaire. Ses ambitions écologiques ont été stoppées net par son élimination au premier tour.

Déception et crainte chez les Français

Restent Emmanuel Macron et Marine Le Pen, les deux candidats encore en lice. Dans le programme du candidat d’En Marche !, l’environnement occupe une place secondaire. Ses prises de parole à ce sujet sont restées vagues, et le candidat n’a pas su convaincre sur ce thème.

Du côté de la candidate frontiste, l’écologie n’est pas plus centrale que dans le programme de son adversaire. Dans ses mesures pour une « France durable » (maintenir en activité la centrale de Fessenheim et la filière nucléaire française), l’écologie semble plus être un outil au service du patriotisme plutôt qu’une thématique autonome.

Sur Twitter, les internautes se sont exprimés sur leurs craintes et leurs déceptions face aux résultats du premier tour, qui menacent de faire passer l’écologie au second plan.

 

Il ne reste que peu de temps aux candidats pour convaincre. Une chose est sûre : les amoureux de l’écologie risquent fort d’être déçus.


L’écologie vous passionne ? Lisez notre article : « Transition énergétique : les programmes passés au crible » 

Chloé Simon

 
   

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