Au meeting d’Arras, le moment de fête est fini pour le camp Macron

EN CAMPAGNE. Terminée l’euphorie de la victoire au premier tour. En meeting mercredi soir à Arras, Emmanuel Macron a adopté un ton grave et est passé à l’attaque contre le Front national.

Mercredi soir, l’Artois Expo, à Saint-Laurent-Blangy, était sur les dents. La salle accueillait le premier meeting d’entre deux tours du candidat Emmanuel Macron, annulé au dernier moment vendredi dernier à cause de l’attentat des Champs-Elysées.

Un lourd dispositif de sécurité entourait le rassemblement : voitures contrôlées, coffres inspectés, contrôles et fouilles avant d’entrer dans la salle.

Public impatient

L’ouverture de porte se fait vers 18h30, une heure plus tard que prévu. La salle d’une capacité de 3000 personnes s’est rapidement remplie. Sur le grand panneau s’affiche le nouveau slogan d’Emmanuel Macron pour le second tour «Ensemble la France».

Sur la scène, une quarantaine de militants d’En Marche chauffent la salle avant l’arrivée du candidat. Ils agitent tous leurs drapeaux de l’Europe et de la France sous une lumière tamisée bleue, blanche et rouge. Le public est plutôt calme. Les militants scandent « on va gagner » et « Macron président » au moment de l’entrée de leur candidat, mais le silence reprend rapidement le dessus.

Une petite partie du public hue quand Emmanuel Macron mentionne Jean-Luc Mélenchon et sa consigne de vote volontairement peu explicite au début de son discours. Pour ce meeting dans les Hauts-de-France, une région qui a placé Marine Le Pen en tête du premier tour dans tous ses départements, Emmanuel Macron se veut grave. Il évoque les fractures politiques, démocratiques, sociales et territoriales en France et détaille les solutions qu’il voudrait apporter.

Un discours anti FN

Emmanuel Macron explique également pourquoi le Front National n’est pas une réponse. Le public applaudit à chaque pique lancée sur le FN, mais modérément. Le candidat se focalise ensuite sur le danger que représente le nationalisme prêché par le Front national et revient sur les guerres que la France a subi, en particulier sur le territoire des Hauts de France. Le sujet suscite plus de passion dans le public. Arrive alors le seul moment fort du discours : Emmanuel Macron qualifie Marine Le Pen et ses partisans de « somnambules du XXème siècle » et répète, en s’enflammant « pas ça, pas ça, pas ça! ». Cette fois, Emmanuel Macron a su bien maîtriser sa voix. Le public scande en choeur « on va gagner » et « Macron Président ».

Le discours est beaucoup plus court que ses meetings de début de campagne, qui pouvaient durer jusqu’à deux heures et demie. « Au début de la campagne, il a fallu faire beaucoup de pédagogie. Maintenant, les gens connaissent le projet. Face à Marine Le Pen, c’est important de rappeler le danger que représente le FN», explique Dimitri Salesses, chargé de communication du programme d’En Marche au Nord.

 

Xiaohan Shi

 
   

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