Prudent, En Marche! ralentit le rythme de ses investitures

A l’issue de la présidentielle, 577 candidats devraient être investis par En Marche! pour les législatives. La sélection se termine cette semaine. Un sujet délicat que l’équipe d’En Marche! refuse d’aborder avant dimanche soir, car la valse des ralliements n’est pas terminée.

Pour l’instant, ils ne sont que quatorze sur 577. Quatorze candidats officiellement introduits par En Marche ! pour se lancer dans la bataille des législatives qui s’ouvrira dès le lendemain du second tour. Alors que deux autres vagues d’investitures au moins étaient attendues pendant l’entre-deux-tours, En Marche ! a rétropédalé et annoncé réserver ces annonces pour l’après-présidentielle. Quentin Mahy, membre des jeunes avec Macron à Lille, confirme : « Aucune information sur les législatives avant la fin du second tour ».

Ne pas fermer la porte à de précieux ralliements
Car la situation est épineuse : En Marche ! reste tributaire des jeux d’alliance avec le Parti socialiste et Les Républicains. Investir déjà un candidat en Marche dans une circonscription, c’est fermer la porte aux autres candidats potentiels d’autres partis et manquer de précieux ralliements. Jusqu’à dimanche, les membres d’En Marche! refusent donc d’aborder la question, assurant qu’il n’y a « aucune friction » avec les deux grands partis.

“Chaque chose en son temps”
La règle est claire : pour rallier la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron et se présenter aux législatives sous ses couleurs, les membres des autres partis devront officiellement adhérer à En Marche !… et quitter leur parti d’origine. A une exception près : le Modem. François Bayrou ayant rejoint officiellement Emmanuel Macron, le candidat a confirmé que « des députés Modem ser(aient) dans cette majorité présidentielle. »

Le même François Bayrou qui temporise face aux rivalités qui se préparent déjà en sous-main : « Je déconseillerais qu’on pollue l’élection présidentielle par des querelles d’élections législatives (…) Chaque chose en son temps. L’acte premier, c’est l’élection présidentielle. »

“Dès lundi, nous affronterons Emmanuel Macron”
Du côté des socialistes, si pour l’instant l’heure est au rassemblement contre le Front national, l’affrontement ne tardera pas à reprendre. Mehdi Chalal, référent des MJS, nous l’assure : « dès lundi, nous affronterons [Emmanuel Macron] sur le Code du travail, sur la réduction du nombre de fonctionnaires… » Concernant les législatives, le jeune socialiste admet à demi-mot que le silence radio observé par l’équipe Macron rend difficile l’organisation de leur côté. « Tout dépendra du choix du Premier ministre… », convient-il.

Si le chef du gouvernement est choisi à droite, il sera plus difficile pour les candidats PS de se maintenir face à En Marche! et nombre d’entre eux pourraient déserter les listes PS pour rejoindre le camp présidentiel. En Marche! a tout intérêt à garder des circonscriptions ouvertes pour pouvoir accueillir les poids-lourds de la politique dans le mouvement.

Certains ont déjà fait le choix de quitter le navire PS. Manuel Valls s’est déclaré mercredi favorable à rejoindre la majorité présidentielle d’Emmanuel Macron. Une annonce accueillie plutôt froidement par le candidat d’En Marche.

Jean-Loup Adénor

 
   

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